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Ce matin encore, je zappe sur les chaines d'information que daignent nous offrir les réseaux hertziens et câblés.
Juste des mêmes mots qui reviennent constamment comme des slogans publicitaires qu'on tente de nous enfoncer dans la tête : « business », « marché », « cotation », « mondialisation », « capitalisme », et ces chiffres qui portent comme les colonnes d'un temple, haut et fort la pensée unique d'un libéralisme décadent.
Toujours ces mêmes invités qui fort de doctorat « es chiffres », vous explique la mort annoncée du service publique, de la sécurité sociale, et des « privilèges sociaux » qui minent l'économie française et contredisent les directives d'une Europe qui n'appartient déjà plus qu'aux financiers.
« Maitrisez les chiffres et vous maitriserez l'opinion », pourrait-on dire.
Mais la guerre du chiffre est déjà perdu sur le terrain médiatique de nos écran de télé. Le débat télévisé est de plus en plus rare et souvent tronqué, le spécialiste, rallié à une cause qui n'a plus rien avoir avec l'objectivité journalistique, y arbitre la pensée et la raison du plus fort.
L'intervention des gouvernants ou de leurs représentants sur les plateaux de télé vont bon train face à des journalistes mijaurées qui lorsqu'ils osent timidement critiquer ou simplement ironiser sur tels ou tels actions gouvernementales, se font remettre en place comme de vulgaires élèves face à leur professeur de moral.
La timidité journalistique actuelle tranche fortement avec l'attitude incisive d'une époque où la presse télévisuelle était beaucoup moins libre. Bientôt faudra-t-il regretter l'époque bénite de l'ORTF.
Aujourd'hui il n'y a guère plus que quelques radios ou journaux pour lui rendre hommage, lesquelles se comptent sur les doigts de la main. Internet devient alors l'unique réseaux de résistance d'une presse en crise, une page blanche où les journalistes intègres ou frustrés se défoulent et s'expriment sans tabou. Elle est le cabinet médiatique d'une psychanalyse journalistique.
Cette chronique d'une mort annoncée est finalement surtout celle du journalisme télévisuel.
DEVINETTE :
Qu'elle est la différence entre une dictature et une démocratie ?
REPONSE :
Sous la dictature on pratique la censure, sous la démocratie on pratique l'autocensure.
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